L'agriculture
Installation en polyculture élevage
Face à une baisse du nombre des exploitations lorraines d'environ 5 % par an ces dernières années, la profession veut tout mettre en oeuvre pour doubler le nombre d'installations. Ceci implique un renforcement de certaines productions comme le mouton et le porc. A ce titre, le plan de relance porcine mis en place en Lorraine nécessite un développement en terme d'emploi et d'élévation de la qualification (vers un niveau IV) des actifs (salariés et exploitants).
Par ailleurs, les futurs installés doivent être prêts à s'adapter à de nouvelles techniques mais aussi à de nouveaux métiers. Il leur sera demandé demain d'intégrer les notions de ruralité et de communication vers les urbains. Ils doivent être conscients des rythmes particuliers auxquels sera soumis leur activité.
Le salariat en agriculture de production
Il apparaît clairement un développement des intentions d'embauche par les exploitants et notamment pour deux types de métiers pour lesquels il est aujourd'hui difficile de trouver du personnel qualifié :
- le second d'exploitation (qualification égale ou supérieure au niveau IV) qui se voit confier la responsabilité d'un atelier, d'un chantier de travail, d'un élevageÉ A terme, le chef d'exploitation peut lui proposer une association pour ce faire, le salarié doit être polycompétent et sa situation lui impose de prendre des initiatives, de rendre compte et de communiquerÉ
- le salarié qualifié qui doit posséder des savoir-faire pratiques qui lui permettent d'exécuter des tâches sous la responsabilité et le contrôle du chef d'exploitation. Il est chauffeur de tracteur, chauffeur-mécanicien, vacher ou bien ouvrier d'élevage. Il peut être employé par un groupement d'employeurs comme le second d'exploitation et dans ce cas devra s'adapter à chaque situation.
L'arboriculture
Ce secteur en évolution compte aujourd'hui environ 300 exploitations spécialisées. Cette profession, très active, joue la carte de la qualité, ce qui se traduit par une professionnalisation accrue des actifs de la branche.
Dans ce secteur, les groupements d'employeurs sont, notamment, à l'initiative de nouveaux emplois et de nouveaux métiers :
- le tailleur professionnel qui est formé pour répondre à des besoins, certes saisonniers mais importants en nombre et en spécialisation.
- l'ouvrier professionnel en arboriculture qui associe les tâches de taille, de traitement et de récoltes.
Le maraîchage
Le maraîchage lorrain doit améliorer qualitativement sa production en effectuant des gains de productivité importants, ce qui implique des salariés compétents. Les chefs d'entreprises de ce secteur affirment rechercher des personnels qualifiés (ouvriers de niveau V ou IV , techniciens de production, de maintenance).
Jardins et espaces vert
Victime d'un contexte économique défavorable, ce secteur fait preuve, néanmoins, d'un professionnalisme accru.
Les besoins s'articulent autour de deux pôles : les responsables d'équipes de niveau IV ou III et les ouvriers qualifiés, de niveau V.
La forêt
La tendance est à la stabilité des emplois dans les trois secteurs d'activité qui composent la filière forêt-bois (production forestière, exploitation et scierie).
Pour tous les opérateurs, la connaissance du produit est essentielle. L'encadrement doit en outre mieux pouvoir prendre en compte les données nouvelles : internationalisation des marchés, marketing, mobilisation des hommes, élévation des niveaux de qualification.
L'horticulture - Floriculture
Les effectifs de ce secteur ont tendance à la stabilité. Un diagnostic de filière effectué par le FAFSEA (Fonds d'Assurance Formation des Salariés des Exploitations et Entreprises Agricoles) et l'ARACT (Action Régionale pour l'Amélioration des Conditions de Travail) met en avant d'importants besoins de formation pour les personnels en place (organisation du travail, management, techniques de base horticoles).
C.B.
CONTACT
Chambre Régionale d'Agriculture de Lorraine
5, rue de la Vologne
54524 Laxou Cedex
Tél : 03.83.96.80.65
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