RENCONTRE

LE CONSEIL REGIONAL DE LORRAINE : LE CHOIX DE LA QUALITÉ AVEC L'EUROPE

A l'initiative conjointe de M. Christian Parra, vice-président
du Conseil Régional de Lorraine, et de M. André Kirchberger,
chef d'unité à la Direction Générale XXII /B/2 (et représentant
Mme Edith Cresson, membre de la Commission Européenne),
l'Espace Lorraine à Bruxelles accueillait dernièrement les représentants de la C. E. et une impressionnante délégation lorraine représentative
de l'ensemble des acteurs de la Formation Professionnelle Continue.


Le Conseil Régional de Lorraine a décidé de s'engager concrètement en devenant la première collectivité territoriale française à promouvoir l'assurance-qualité dans la formation professionnelle continue.
A la fin de 1998, tous les organismes de formation devront démontrer leur aptitude, en terme de système Qualité, à engager un partenariat avec la Région Lorraine.

Il revenait à M. Kirchberger d'ouvrir le débat, en saluant la démarche des lorrains : "C'est la première fois, au niveau européen, qu'une région est représentée par un ensemble constitué et structuréŠ La thématique de la qualité qui nous rassemble va prendre une importance croissante dans les actions communautaires face aux enjeux du développement et spécialement de l'emploi".
Conscient des difficultés, M. Kirchberger reconnaissait que, l'objectif étant la performance et l'adéquation de l'offre de formation à l'emploi visé, on devait s'attendre à des résistances "car on n'aime pas être jugé à l'efficacité..."
Mme Michèle Goulon, Chargée de Mission "Etudes Prospectives Qualité" à la Région Lorraine, présentait la démarche lorraine, les résultats obtenus à ce jour et les développements nécessaires à l'amélioration permanente de la Qualité, avec l'appui des centres de formation en cours de certification.
M. Kintzelé, Chef d'Unité à la DG Emploi Relations Indus-trielles et Affaires Sociales constatant le faible impact des actions de formation sur l'emploi, se voulait provocateur : "Ne vaut-il pas mieux investir dans la création d'entreprises, la recherche/développement et le transfert de technologie ?".
La préoccupation de la performance et de l'efficacité des formations est très forte, car, globalement, les résultats actuellement mesurables de l'action conduite en formation, sont faibles quant à leur impact sur l'emploi et les populations visées. Ce constat, s'il se vérifie en cette période d'évaluation, peut amener à des réorientations de la politique de formation du FSE (Fonds Social Européen).
La démarche globale de la poltique européenne de la Qualité vise à augmenter la compétitivité économique, et à généraliser le débat sur la Qualité, étendu à tous les domaines, en rassemblant l'ensemble des acteurs concernés.
En conclusion de son interveniton, M. Kintzelé soumettait à la réflexion de l'auditoire une série d'interrogations :
M. Walther, Directeur du Bureau Léonardo répondait indirectement à M. Kintzelé :
"L'objectif qualité du programme Léonardo, dans lequel entre la Région Lorraine, vise à améliorer les systèmes et dispositifs pour :
M. Silva Mendes, Responsable de la Politique Qualité à la DG Industrie éclairait le débat sous un autre angle : "La démarche globale de la politique européenne de la qualité vise à aider l'économie européenne à être compétitive" et à recentrer le débat sur la Qualité, en ne l'assimilant pas uniquement à la certification, et en rassemblant l'ensemble des acteurs concernés.
"La politique européenne de la qualité ne saurait se traduire par une augmentation de la législation et un rôle plus interventionniste de la Commission : le succès n'est pas une obligation légale ! L'objectif de l'Europe n'est pas de rendre obligatoire les différents outils d'amélioration de la Qualité." Monsieur Silva Mendes dit : "le succès n'est pas une obligation légale, les entreprises qui ne se soucieront pas de la Qualité, restent libres d'aller à la faillite..."
Quant à l'influence de la gestion de la qualité sur la rentabilité des entreprises, M. Mendes rappelait que "Sur l'ensemble des états membres, une étude statistique a démontré que les démarches de Qualité engagées ont entraîné un gain de 6 % du chiffres d'affaires pour une dépense de 2 %.".

Il terminait son intervention par cette remarque : "Adopter un système qualité : oui, mais pas forcément ISO 9001. La qualité est une stratégie d'amélioration : il faut par conséquent choisir la stratégie la mieux adaptée".

En clôturant ce débat fructueux, M. Christian Parra formulait le voeu que la Région Lorraine, forte de son expérience, se voit confier le pilotage d'un réseau européen pour la promotion et la diffusion de l'Assurance de la Qualité en formation en Europe.


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