Personnes en formation
O.F : Quelles actions de formation organisez-vous ?
S.P : Elles peuvent être de longues ou de courtes durées et concerner l'organisation, la gestion, le management de l'entreprise, mais aussi la technique, la prévention ou le juridique.
Les thèmes de stages, réalisés ou en cours, concernent l'établissement de devis, le calcul du prix de revient, la paie dans le BTP, la négociation commerciale, le management : motivation de l'équipe, connaissance de soi, la lecture et la compréhension du bilan, l'informatique, Internet, les sauveteurs et secouristes du travail, les habilitations électriques,...

Au sein de la fédération du BTP 54, des cycles longs ont été initiés en 1997 et se sont aujourd'hui régionalisés : l'un sur la démarche qualité dans le BTP, l'autre sur la transmission d'entreprise. Cette année, ils seront complétés par un cycle à la gestion et au management d'une PME du BTP.
L'accent mis par le fédération du BTP 54 sur la prévention juridique donne naissance à des stages sur les responsabilités civiles et pénales, la gestion des impayés, le droit social ou le taux d'accident du travail.

O.F : Et les formations pour le personnel d'exécution ?
S.P : Pour développer des compétences nouvelles, ou effectuer des remises à niveau, la profession a mis en place dans les CFA lorrains du BTP des " Ateliers Permanents ". Le concept est basé sur la réactivité de l'organisme de formation aux besoins urgents de l'entreprise.
Dans la pratique, une entreprise confrontée à un problème technique peut avoir recours à un CFA, qui va pour elle, mettre en place en quelques jours la formation adaptée.
- CFA de Pont-à-Mousson : atelier finitions et gros oeuvre,
- CFA de Montigny-lès-Metz : atelier couverture et zinguerie,
- CFA de Arches : atelier menuiserie et charpente.

O.F : Avec le manque de personnel auquel est confronté le secteur du BTP, n'y a t-il pas un opération à lancer envers les demandeurs d'emploi ?
S.P : La fédération française du bâtiment s'est déjà rapprochée de toutes les instances nationales, comme la Direction du Travail, l'ANPE,... afin de mettre en place des formations pour essayer de donner des compétences à des demandeurs d'emploi. La formation apparaît comme un outil d'insertion. Cela s'est aussi accentué par rapport aux demandes des entreprises très sollicitées depuis la tempête du 26 décembre.

O.F : La tempête a t-elle engendré de nouveaux besoins ?
S.P : Bien sûr, la tempête a mobilisé un grand nombre d'entreprises, essentiellement dans la couverture, qui ont actuellement un besoin urgent de recruter. C'est pourquoi une opération a été lancée, en partenariat avec l'AFPA Lorraine, pour former et insérer une soixantaine de couvreurs dans la région. Il s'agit là d'un moyen de résoudre à la fois le problème de main-d'oeuvre et de compétence.

O.F : Vous êtes depuis 4 ans à la Présidence de la fédération BTP 54, qu'avez-vous apporté comme changements, en tant que femme ?
S.P : Le fait d'être une femme permet d'ouvrir plus facilement les portes, surtout dans les métiers du bâtiment. Les relations sont moins basées sur les rapports de force.
Mais le grand changement concerne le fonctionnement : la fédération est aujourd'hui une structure moins institutionnelle, plus pratique, plus concrète, plus conviviale et plus à l'écoute. Les artisans y sont autant valorisés que les entreprises plus importantes.

O.F : En conclusion, quel message souhaiteriez-vous faire passer ?
S.P : Aujourd'hui, j'aimerais pousser les jeunes ou les demandeurs d'emploi à travailler dans les métiers du BTP qui présentent de nombreux avantages. Les personnes peuvent réellement s'épanouir dans le bâtiment, tout en étant assez autonomes. C'est un domaine qui permet une évolution sociale. Nombre de chefs d'entreprise actuels sont issus de la base.

AEL
CONTACT
- FEDERATION DEPARTEMENTALE
DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
DE MEURTHE-ET-MOSELLE
62, rue de Metz - BP 3339
54 014 NANCY Cédex
Tél : 03.83.30.80.73 - Fax : 03.83.30.29.63
Responsable IFR-BTP
Alain THIRIET



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