O.F. : Les métiers de votre entreprise sont très spécifiques, le savoir-faire très interne, où allez-vous chercher vos formateurs ?
Nous générons nos propres formateurs. Ils sont recrutés au sein de l'entreprise parce-que nous estimons que la maîtrise de notre métier se trouve chez nous.
De plus, ce peut être un facteur d'évolution professionnelle et même faire partie d'un processus de carrière. Chacun d'entre nous peut, à un moment ou à un autre, être impliqué dans la formation.
O.F. : A quel niveau sont prises les décisions relatives à la formation ?
Certaines décisions sont prises au niveau national, d'autres au niveau régional.
Pour prendre un exemple, au niveau national, un accord collectif a été signé en juillet 1998 avec les représentants du personnel. Il stipule entre autre, que l'entreprise SNCF doit déployer l'intégration de l'entreprise par la voie de l'apprentissage ou par la voie de la formation en alternance. C'est aujourd'hui une réalité.
Nous avons mis en place, au niveau régional, ces directives nationales.
Nous avons intégré le système de formation en alternance et développons principalement une politique de recrutement, ou plutôt de pré-recrutement, par apprentissage.
O.F. : Et au niveau régional ?
Nous bénéficions d'une certaine autonomie. Par exemple, nous avons élaboré à partir de décembre 1998, une formation commerciale voyageurs franco-allemande expérimentale dont l'objectif est de former en commun des jeunes de profils divers et d'origines européennes, de chaque côté de la frontière, avec le CFA de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Metz. Elle s'est concrétisée en septembre 2000 et concernent 14 jeunes sous contrat de qualification qui se destinent à devenir opérateurs commerciaux : vente de billets, accueil des voyageurs dans les gares, accompagnement dans les trains. C'est un moyen aussi de se projeter dans un contexte plus européen.
O.F. : Des projets pour les années à venir ?
Des choix se préparent. Jusqu'à maintenant, le marché de l'emploi nous permettait d'être exigeant et de recruter des profils sur la base de diplômes. Aujourd'hui, il est fort possible que l'entreprise soit obligée de prendre en compte une tranche de jeunes qui arrive sur le marché de l'emploi sans qualification. Par des contrats d'orientation, d'ailleurs expérimentés il y a 2 ans déjà, nous pourrions les préparer à nos métiers, entre autre, la conduite des trains et la circulation des trains dans les gares.
Ce qui est sûr, c'est que nous allons continuer à former avec pertinence et efficacité, pour que les voyageurs bénéficient d'une qualité de services optimale.
O.F.
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