BPI... UNE DÉMARCHE CITOYENNE

BPI est l'une des premières sociétés européennes, spécialisée dans l'accompagnement des mouvements humains dans les entreprises. Dans le cadre de son accord sur les 35 heures, cette entreprise a mis en place le Défi Solidarité, un projet à double objectif : l'un vise à faire découvrir le monde du travail à des jeunes, l'autre cherche à fédérer les salariés autour de valeurs fondamentales de la société.
Nous avons rencontré Christophe Grauwin, Directeur de BPI Est, qui nous présente ce projet original.


Objectif Formation :
En quelques mots, qu'est-ce que ce Défi Solidarité ?

Christophe Grauwin :
Le Défi Solidarité a pour vocation de sensibiliser et de valoriser l'image du travail en entreprise auprès des adolescents.
Concrètement, il s'agit d'accompagner quinze cents jeunes (sur l'ensemble du territoire national) de 15 à 18 ans en moyenne, en leur faisant vivre un stage dit de découverte de l'entreprise. Ce stage, d'une durée de une à deux semaines, doit leur permettre de comprendre les situations des adultes au travail et surtout, de se familiariser avec le travail en entreprise. Puisqu'aujourd'hui, des jeunes ne trouvent pas de place dans les circuits habituels de l'éducation, quittent leur cursus scolaire sans formation, ont du mal à s'insérer dans la vie professionnelle et d'une manière générale, perçoivent mal cet environnement, ou ne le connaissent pas du tout.

O.F. : Quel lien y a t-il entre ce projet et vos accords sur les 35 heures ?

C.G. : En fait, le Défi Solidarité est né de la volonté de la Direction et des salariés de BPI de donner une utilité sociale à nos accords sur les 35 heures, en mettant en place un projet de solidarité. Celui-ci prévoit que deux jours par salarié du groupe seront affectés au Défi Solidarité, soit 800 jours/hommes qui seront mobilisés autour de ce projet.

O.F. : Qui a choisi le thème du Défi Solidarité ?

C.G. : Nous avons procédé à un appel à projet auprès des salariés et de nos clients.
Sur les 37 projets proposés, un vote des salariés en a retenu 7. Un Comité de sélection dit "Comité des Sages" a été constitué pour choisir le dossier à retenir.
C'est le projet "Les jeunes et l'appropriation de la culture du travail" qui a été choisi.

O.F. : En choisissant un projet sur l'aide à l'insertion professionnelle des jeunes, vous sortez du cadre de vos interventions habituelles ?

C.G. : Oui, mais le fait de rencontrer des jeunes, des acteurs du monde éducatif sur des questions liées au travail, permet aux équipes BPI de remettre en cause leurs points de vue et d'adapter leurs pratiques et pourquoi pas tirer des enseignements et des méthodes d'orientation applicables au public adulte. Cela permet à nos consultants volontaires, d'élargir leur expérience dans leur mission première qu'est l'accompagnement au changement.


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