L'échange et le partage d'expériences en formation professionnelle sont-ils des approches valorisées en période de reprise économique ?
Répondre par l'affirmatif serait certainement excessif car, primo, je ne suis pas pleinement convaincu que nous sommes réellement sortis de cette crise (cf. les restructurations) et secondo, la période de référence est trop courte pour tirer des conclusions définitives.
L'émergence de réseaux laisse à penser qu'un réel souci de rapprochement des acteurs de la formation est plausible. Certes, il est difficile de cerner les raisons premières des adhésions car ces réseaux sont souvent suggérés par des orientations nationales ou régionales. Mais, il est intéressant de constater la volonté croissante des organismes de s'inscrire dans des démarches constructives, tant pédagogiques que techniques.
Les technologies d'information et de communication ne sont pas étrangères à cette modification comportementale. Elles sont un élément de l'évolution de la formation, de la capitalisation et du transfert du savoir. Elles ont une influence directe sur les évolutions organisationnelles et culturelles.
Aussi, c'est tout à fait légitimement que les opérateurs de formation s'interrogent sur le concept de stage, sur le financement et l'individualisation, sur la commande de formation, sur la validation des acquis et des expériences. En fait, ils se posent des questions sur l'avenir de la formation et donc sur leur avenir. L'échange et le partage d'expériences ne sont pas l'apanage de sortie de crise mais plutôt l'ancrage d'une dynamique en formation et d'une prise de conscience de son environnement.
Ces efforts de réflexion méritent d'être salués, et même encouragés, puisqu'ils aboutiront à une nouvelle qualité des prestations offertes aux Lorrains.
François MULLER
Président dINFFOLOR
Vice-Président
du Conseil Régional de Lorraine