LE CHEVAL :
LES METIERS
L'analyse des métiers de ces filières fait apparaître trois constantes :
- l'animal : il est au centre de l'activité, le salarié vit avec lui et pour lui. Il faut savoir que certains voient des chevaux ou des poneys toute la journée, mais n'ont pas la possibilité de les monter au cours de toute une carrière professionnelle.
- Le physique : ces métiers s'exercent souvent à l'extérieur ou dans des locaux ouverts, par tous les temps ; de plus la manipulation des animaux exige une condition physique forte.
- L'implication personnelle : la passion dirige ce métier. En effet, c'est un métier généralement en contact avec le public, avec des plages horaires importantes, notamment les week-ends et en soirée...
Le soigneur
Longtemps appelé palefrenier, cet agent veille à l'entretien de
l'écurie, et aux soins aux animaux. Il est présent dans les élevages ou les haras comme dans les centres équestres. Cet emploi, assimilé souvent comme ouvrier agricole, nécessite une qualification de niveau V, la plupart du temps un CAPA Palefrenier Soigneur.
Le cavalier ou cavalier soigneur
Il existe dans certains élevages ou haras. Il participe au débourrage, au dressage des animaux qui auront soit à courir, soit à travailler en école d'équitation ou en centre équestre. Dans ce dernier, il aide souvent les animateur à recevoir le public et peut assister les groupes de cavaliers. Cet emploi nécessite une bonne connaissance de la physiologie et du comportement du cheval. Il est souvent occupé par des titulaires de BEPA ou de Bac professionnel.
Le lad et le jockey
Ils sont employés par des entraîneurs de chevaux de course (trot ou galop). L'activité du lad consiste à préparer, à entraîner, à soigner les chevaux pour qu'ils puissent participer à des courses. Quant au jockey, il prépare son cheval à la compétition et le monte en course.
Ces emplois sont occupés par des jeunes, souvent en contrat d'apprentissage (niveau CAPA) mais peu font une carrière longue dans ces métiers. De plus, ils sont réservés à des personnes de poids et de taille en dessous de normes rigoureuses. Aussi, il est fréquent qu'un jeune soit contraint d'abandonner le métier, après quelques années, du fait de sa croissance.
A noter :
une quatrième filière peut s'ajouter : celle du sport de très haut niveau.
Mais, dans ce domaine, les appelés sont nombreux et il y a peu d'élus.