Marie José, chef d'entreprise de débardage à cheval !
Après un BEPA élevage équin à CHATEAU-SALINS, Marie José obtient un bac professionnel par correspondance puis en formation continue au CFPPA de MIRECOURT, elle suit une formation au débardage à cheval. Elle s'installe à son compte, en entreprise de débardage animal. Elle travaille avec des bûcherons et des débardeurs. "Le travail est très physique, mais je n' ai aucun problème du fait que je suis une femme" dit-elle.
Stéphanie GROSS "Travailler dehors, c'est un truc qui me botte"
Stéphanie "a essayé pas mal de choses" : la restauration, la vente, la coiffure. C' est en accompagnant son mari à la journée portes ouvertes du Lycée de Courcelles-Chaussy qu'elle a "le petit déclic". Après un CAP aménagement et entretien de l'espace, elle entre en BEP par
alternance au CFPPA de Courcelles-Chaussy. Aidée par les formateurs, elle décroche dès sa sortie de stage un poste d'agent d'entretien à la ville de CHATEAU-SALINS. La tonte des pelouses, la taille des arbres, le débroussaillage, "voilà les trucs qui me bottent". Après un congé parental qui lui permet de se consacrer à Corentin, son deuxième enfant, elle va retrouver le plaisir de travailler en plein air.
Agnès GODFROY, Contrôleur laitier en Meuse "Ce qui me plait, c'est le contact avec les éleveurs"
"Au début, les agriculteurs ne me posaient pas de questions maintenant ils me font confiance".
C'est M. CHANG le directeur du centre qui a fait le choix d'embaucher des femmes : elles sont trois actuellement sur 13 personnes.
Agnès, comme d'autres femmes, a suivi la formation de conseiller en élevage en contrat de spécialisation au CFPPA de Pixérécourt, après un cursus BEPA, BTA, BTS.
Elle était chef de rayon dans une grande surface. Son rêve était de travailler sur une exploitation agricole, comme elle "n'avait pas la chance d'avoir des parents agriculteurs" elle a trouvé sa place en tant que conseillère. "Il y a de plus en plus de femmes dans les exploitations agricoles et elles réussissent bien" note-t-elle.
Anne Thérèse Brice "Une formation adaptée aux femmes, de la souplesse"
Anne Thérèse a suivi avant de s'installer comme agricultrice, une formation de Brevet Professionnel Agricole à l'ALPA d'Haroué. Mais pour elle, impossible de concilier travail sur l'exploitation du mari, temps à consacrer à la famille et 6 mois de formation à temps plein. Pourtant, l'obligation de diplôme est là pour qu'elle puisse s'installer. L'ALPA lui propose alors d'effectuer 50 % de sa formation à distance. " Il a fallu s'organiser mais si on fait la démarche de se former, on doit faire l'impasse sur d'autres choses ".
"Les technologies ont du évoluer depuis mais c'était déjà à l'époque très positif de pouvoir travailler de chez soi, sur les chiffres de sa propre exploitationŠ" Anne Thérèse, comme les autres stagiaires, juge cette adaptation essentielle.
Et le groupe ? "Nous sommes restées toutes en contact. Il y avait un bon groupe, même si on n'était pas à temps plein, comme les autres groupes".
D.C. / P.D.
CONTACT :
Dominique COSTE
Correspondante pour l'égalité des chances des femmes et des hommes au ministère de l'agriculture et de la pêche
Tél. : 03.83.18.33.40
e-mail : dominique.coste@educagri.fr