LA FILIERE FORET-BOIS SE MET "EN ORDRE DE FORMATION"

L'accord cadre de développement de la formation dans les entreprises de travaux forestiers de la région, qui a été signé pour une durée de trois ans, s'apparente à un véritable plan régional de formation lié à l'après tempête.


26 décembre 1999, la tempête traverse la France. Le Grand Est est la région la plus touchée, notamment la Lorraine qui paiera le plus lourd tribut car ses magnifiques forêts sont entièrement dévastées.

Les entreprises de travaux forestiers ont du faire face en 2000 et 2001 à un travail exceptionnel en quantité, mais aussi en qualité, pour dégager les bois qui avaient été mis à terre par la tempête. Pendant des mois, il a fallu sécuriser, dégager, couper, sortir des bois dont la valeur marchande a tellement chuté que l'économie de la filière entière a été déstabilisée.

Pourtant, en 2002, les représentants des entreprises de la filière, réunis au sein de GIPEBLOR (Groupe InterProfessionnel de l'Economie du Bois en Lorraine), ne baissent pas les bras. Ils
décident d'un plan de formation ambitieux dont l'objectif est de donner aux entreprises de la filière les compétences qui leur manquent pour investir sur l'avenir.
Après un travail d'analyse des évolutions des emplois dans la filière, qui a abouti à un recensement des besoins de formation, les acteurs ont construit un programme de formation concernant les exploitants et les salariés de toutes les entreprises lorraines de travaux forestiers.
Parmi les thèmes de formation proposés, on retrouve les techniques de bûcheronnage et l'organisation de chantiers, car il reste beaucoup de travail post-tempête à "abattre". Il faut penser à replanter et à entretenir la forêt de demain, ce qui nécessite d'apporter à des bûcherons des compétences en
sylviculture.

Les deux thèmes les plus nouveaux sont relatifs à la réalisation de chantiers forestiers respectueux de l'environnement, ainsi que tous les aspects liés à l'informatique et aux NTIC, permettant une meilleure gestion des chantiers et des entreprises.
Tous ces stages sont proposés en interentreprises, car la majeure partie des acteurs de la filière sont des TPE. La "carte" des formations permet, grâce à des séquences de trois à six jours, de développer une réelle compétence pour faire face à l'évolution importante subie par les entreprises de ce secteur.

Côté financement, tous les fonds publics et privés qui pouvaient être mobilisés ont été rassemblés : Etat, Fonds Social Européen, Conseil Régional de Lorraine, mais aussi trois Fonds d'Assurance Formation : VIVEA pour les chefs d'entreprise, FAFSEA et OPCIBA pour les salariés permettent la prise en charge de la quasi-totalité des coûts liés à ce programme ambitieux.

VIVEA : Le Fonds d'Assurance Formation des Entrepreneurs du Vivant

FAFSEA : Fonds d'Assurance Formation des Salariés des Entreprises Agricoles

OPCIBA : Organisme Paritaire Collecteur Interprofessionnel du Bois et de l'Ameublement.


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