Des matières et des couleurs

TRANSMETTRE UN SAVOIR-FAIRE D'EXCELLENCE

"Un maître d'art est un professionnel d'excellence, exerçant un métier rare ou précarisé, maîtrisant une technique et un savoir-faire exceptionnels. Il est sélectionné par le Conseil des métiers d'art selon des critères précis et investi de la responsabilité de transmettre son savoir-faire à un élève de son choix, capable de recevoir cet héritage et de le perpétuer ; le titre de maître d'art lui est conféré par le Ministre de la Culture".

Jean Louis HURLIN 2 Rue du Vieux Puits 57050 PLAPPEVILLE Tél. : 03.87.32.56.11 www.metiers-art.culture.fr
Actuellement, la France compte 56 Maîtres d'art dont un en Lorraine : Jean Louis HURLIN, ferronnier d'art.
Basé à Plappeville, Jean Louis HURLIN excelle dans l'acier damassé. Le damas est un travail du métal dans la masse. Il permet ainsi à une lame d'être à la fois dure et souple, résistante et fine grâce à une technique ancestrale.
Parallèlement, Jean Louis HURLIN façonne toute une panoplie d'objets forgés à usage courant (fauteuil de jardin, table, couvertsŠ) mais également crée des ¦uvres d'art originales.
Il trouve son plaisir à la fois dans le travail de l'acier et la transmission de son savoir-faire.
En effet, chaque maître d'art est avant tout investi de la mission de transmettre son savoir-faire à un élève. Elle prend la forme d'une formation individuelle qui s'effectue dans l'atelier du maître pendant une période de trois ans maximum.

Ce sont ainsi les circonstances qui ont fait se rencontrer Jean Louis HURLIN et Gabriel GOERGER. Ce dernier a un parcours artistique (Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg) et a bientôt 40 ans, il recherchait un hyper-perfectionnement dans un domaine d'excellence. Elève depuis deux ans, Gabriel apprécie ce type de formation dont les modalités pratiques sont adaptées à son objectif : acquérir toutes les techniques dans le travail de l'acier afin de devenir comme son "Maître" un orfèvre du métal.

Cependant, il apporte deux bémols à ce dispositif. Outre la
difficulté de trouver le financement de sa formation, l'évaluation de son travail effectuée à la fin de chaque année, aurait d'autant plus de valeur à ses yeux en présence d'un professionnel extérieur.
Quant aux projet de Jean Louis, ils sont les suivants :

- aménager un nouvel atelier
- continuer d'exposer ses ¦uvres comme il l'a fait précédemment à Turin, au Musée de Berck-sur-Mer ou au Carroussel du Louvre
- continuer de créer et de transmettre son savoir-faire (à travers des démonstrations de techniques de la forge et notamment du damas).


CERFAV
Plate-Forme Verrrière,
F-54112 Vannes le Chatel
Tél :33(0)3 83 25 49 90
Fax :33(0)3 83 25 49 99
Centre Européen de Recherche et de Formation aux Arts Verriers
http://www.idverre.net
CERFAV : des formations collectives axées sur une pédagogie individualisée

Créé en 1991 avec le soutien des collectivités locales et des ministères, le CERFAV (Centre Européen de Recherches et Formation aux Arts Verriers) est reconnu par les professionnels pour la formation, la communication, la veille et le transfert technologique.
En effet, le CERFAV propose un programme de formations longues uniques en Europe dans les techniques et les arts du verre. Les progressions pédagogiques personnalisées et individualisées privilégient autant la maîtrise technique que la recherche et la créativité.

O.F.

ILS SONT PASSÉS PAR LE CERFAV

Le jeune verrier - il a travaillé pendant 22 ans dans le bijou ! ­ est réputé pour de fabuleux insectes de verre filé. Mais il montre ses flacons en premier lieu :
inspirés des tabatières chinoises, ils sont soufflés à la lampe et gravés à l'acide (la technique-reine de la gravure !) ; le procédé fut repris par Gallé ! Les formes rondes sont stables, de petite taille, et couronnées d'un bouchon de pierre dure ; la panse porte en relief, un ravissant tableau de couleurs.

Le verre qu'utilise Philippe Pevergne est en réalité du cristal, avec plus de 30% de plomb, très limpide donc, et rare : il a pu récupérer un stock de baguettes anciennes. Pour le souffler, il brise de petits morceaux qu'il dispose dans le four de fusion, qu'il a conçu et réalisé entièrement lui même.

Les recherches menées pour obtenir la couleur souhaitée sont longues et difficiles ; car celle-ci dépend de différents paramètres tels que le nombre de couches et les températures de cuisson. Il donne un exemple : un bleu turquoise s'intensifie avec plusieurs passages dans le pigment, mais si l'on a dépassé la dose, il deviendra d'un vert franc à la cuisson !

Le succès est là. Le geste de Philippe Pevergne est si minutieux que les collectionneurs lui commandent aujourd'hui des insectes de verre précis, pour remplacer les fragiles originaux en leur possession, détériorés.


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