Comme de coutume après chaque fin de salon, le temps est venu de dresser un premier bilan de l'édition qui vient de se dérouler du 8 au 10 octobre au Parc des Expositions de Nancy.
Il s'agit là d'un exercice assez périlleux dans la mesure où, à l'heure où nous écrivons ces lignes, le comité d'organisation ne s'est pas encore réuni pour effectuer un bilan chiffré, précis, argumenté de l'opération, analyse des résultats des enquêtes de satisfaction à l'appui. L'action d'évaluation est d'autant plus délicate qu'il n'est jamais aisé d'émettre un avis objectif sur une manifestation dont on pilote soi-même l'organisation. Alors, pour tenter de fournir aux lecteurs des éléments d'appréciation, nous axerons notre propos autour de quelques images fortes en revenant sur le contenu même du salon.
Quelques images fortes
La première image qui nous revient à l'esprit est associée à une couleur : le bleu. Saluons ici, l'effort d'esthétique réalisé par le Parc des Expositions de Nancy-Vandoeuvre et ses fournisseurs qui ont eu le bon goût d'harmoniser les couleurs des cloisons à celle de la moquette. Le tout dans la continuité de l'identité graphique des supports de communication du salon. Cette déclinaison de teintes bleutées donnait à l'ensemble une impression d'unité visuelle très agréable à l'¦il.
La deuxième image est bien sûr celle des ordinateurs. A chaque coin de stand, au détour de chaque allée, le regard se trouvait inexorablement confronté à un PC, un Mac, un portable, un serveur, une tour, avec leurs écrans plats ou traditionnels, associés bien souvent à un attirail de vidéo-projection. Tout cela est évidemment de l'ordre naturel des choses pour un salon sur les technologies de l'information.
C'est ici l'occasion de souligner, que si tant d'ordinateurs pouvaient être présents en même temps dans le même lieu, on le devait en partie à la performance des techniciens de France Telecom, @lliance Ets et Idem qui ont permis à toutes ces machines (plus de 100 au total) d'être raccordées simultanément au réseau Internet via ADSL dans un hall qui n'était au départ pas équipé pour cela.
La troisième image est liée aux visiteurs. Certes, ce ne fut pas la bousculade d'un jour de soldes au centre ville de Nancy mais le chiffre enregistré est plus qu'honorable (1500 personnes sur deux jours ). Au-delà de la fréquentation, il nous a semblé que les visiteurs étaient plus avisés que les années précédentes. Ainsi, sur notre stand (partie FOAD de l'espace Inffolor), les personnes avec lesquelles nous avons discuté connaissaient le vocabulaire de la Formation Ouverte et A Distance. La palme revenant à ce monsieur nous demandant des informations sur le DUAP Maintenance et Production pouvant être suivi en FOAD. Le terme FOAD étant, il faut bien le dire à notre surprise, de plus en plus usité notamment chez les professionnels de la formation. Nous pouvons déduire de ce constat que rares étaient les visiteurs venus en candide.
On peut supposer que les visiteurs se sont rendus au salon avec un ou plusieurs objectif(s) bien précis et avec des choix préalables en terme d'exposants à aller voir. Le revers plus pessimiste de cette observation est que, majoritairement, les visiteurs (professionnels de la formation ou non) ne viennent pas à Form@tice pour découvrir un champ technique inconnu pour eux. Ce qui est en soi assez regrettable tant nous savons que ce travail d'information des foules reste à faire, notamment dans les perspectives de lutte contre la fracture numérique.
Il appartiendra au comité d'organisation d'analyser ce résultat au regard des moyens mis en ¦uvre pour communiquer sur l'événement. Après ces éléments d'ordre formel ou organisationnel, il nous semble intéressant maintenant d'apporter un regard sur le contenu même de la manifestation.
Une ouverture des Thématiques réelle mais limitée
Rappelons le choix opéré cette année d'ouvrir le hall d'exposition et les conférences à des thèmes autres que la formation et l'éducation. Ce pari a été en partie atteint puisque nous pouvions dénombrer une quinzaine d'exposants dont la présence n'était pas prioritairement liée à des
problématiques d'usages des technologies en formation ou éducation. Ainsi, trois pôles distincts (pôle vie quotidienne pôle vie professionnelle pôle formation/éducation) purent être organisés en complémentarité sans que cela occasionne, nous semble-t-il, de gêne pour le visiteur. Il demeure cependant que l'affichage d'une co-organisation principale Inffolor-Rectorat reste fortement connotée Formation-Education ce qui a pu semer le trouble chez certains exposants étrangers à ce secteur professionnel et qui ont décliné notre invitation.
La diversité du programme des conférences a quant à lui également répondu à cet objectif de diversité.
Ainsi se sont succédées des interventions sur les technologies de l'information à la Communauté Urbaine du Grand Nancy, sur la place de ces technologies dans notre économie, sur un campus numérique sur la formation aux métiers de la culture, sans oublier bien sûr des témoignages plus
centrés sur la formation et l'éducation.
Chaque conférence a pu se tenir devant un parterre d'au moins une vingtaine de personnes, ce qui, au dire d'un conférencier, est un score équivalent aux affluences des salons parisiens sur le même thème. Présent sur le stand Inffolor et souvent happé par des questions organisationnelles, nous n'avons pu participer activement à toutes les conférences.
Nous nous garderons donc de tout avis sur le contenu de ces présentations. Vous pourrez vous faire prochainement votre propre opinion dans la mesure où toutes ces conférences furent enregistrées et donneront lieu à des actes écrits que l'on espère pouvoir mettre en ligne sur notre site (www.inffolor.org) en début d'année prochaine.
E.J.