C'est à Remiremont, à la porte d'un territoire assez étendu de moyenne montagne que la PAIO1 des Vosges du Sud est domiciliée.
La spécificité géographique, économique de l'endroit n'est pas sans conséquence sur les activités et le mode de fonctionnement de cette association dont la vocation première est de favoriser l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.
Explications en compagnie de Eliane Vilanova, la directrice.

Laure VEJUX (PIJ) et Eliane VILANOVA (directrice de la PAIO)
OF : Comment faites-vous pour garantir cette proximité et prendre en compte cette identité territoriale ?
EV : Nous travaillons de manière très étroite avec les communes. 29 communes sur les 38 qui composent les Vosges du Sud sont adhérentes chez nous. Cela fait de nous l'association locale la plus représentative d'intercommunalité.
OF : A quoi s'engagent ces communes en adhérant à la PAIO ?
EV : C'est une adhésion active. Outre l'aspect financier (chaque commune adhérente cotise à la PAIO pour 0.50 cts d'euros par habitant), il s'agit d'un véritable engagement moral. Dans la convention signée avec la commune, figure l'obligation des deux parties à se rencontrer régulièrement. Pour ce faire, la commune identifie un référent (élu ou administratif) et les 7 conseillers de la PAIO se partagent les communes. Avec chaque référent, ils réalisent un suivi des jeunes concernés au siège et sur les 11 permanences décentralisées.
Notre volonté est d'être proche des élus, d'identifier les problèmes de la jeunesse mais surtout de construire avec eux des solutions individuelles ou collectives.
Cela fonctionne puisque depuis 1996, le nombre de communes adhérentes est passé de 19 à 29, toutes participent activement à nos actions.
1 Rappelons que les PAIO (Permanences d'Accueil, d'Information et d'Orientation) comme les Missions Locales aident les jeunes de 16 à 25 ans à surmonter les difficultés qui font obstacle à leur insertion professionnelle et sociale.