OF : D'accord mais on sait bien aujourd'hui que les élus ne peuvent pas tout, surtout en matière d'emploi. Comment travaillez-vous avec les autres acteurs de la vie économique et sociale ?
Enfin, le PIJ2 est supporté par la PAIO depuis octobre 2002, ce nouveau service est ouvert à tous les jeunes de 12 à 28 ans. Les jeunes scolarisés, salariés, demandeurs d'emploi se côtoient, dans un lieu d'accueil convivial où la recherche d'informations en tous genres est possible.
Dans notre fonctionnement, la professionnalisation de l'équipe est basée sur la pluri-compétence. Je tiens à ce que les conseillers assurent une rotation sur les missions et soient formés régulièrement.
Pour revenir au PIJ, je souhaite tisser des liens encore plus étroits avec le Centre Régional d'Information Jeunesse (CRIJ)3 et travailler avec le réseau des PIJ de Saulxures et La Bresse, implantés sur notre territoire et dans les Vosges. Nous accueillons régulièrement les permanences d'autres associations dans nos locaux : Cap emploi pour l'insertion des personnes handicapées, la Clef pour le service volontaire européenŠ
J'ajoute que notre cyberespace au PIJ (lieu équipé de matériel multimédia) supporte un des Points Relais Associatifs Vosgiens, cela permet à toute association qui le désire d'accéder à Internet et de bénéficier de l'utilisation d'un ordinateur sur place.
OF : On comprend bien que votre richesse est de travailler en partenariat avec beaucoup d'acteurs différents au service des jeunes. Cependant, toute médaille ayant son revers, n'est-ce pas là aussi une source de difficultés ?
EV : C'est vrai que notre richesse, notre plus-value si l'on peut dire est de réussir à mailler un réseau partenarial pour atteindre une couverture territoriale quasi-exhaustive et avoir une connaissance fine des populations en difficulté. La PAIO des Vosges du Sud ne résout pas tous les problèmes mais participe, à l'instar de toutes les Missions locales et PAIO en Lorraine, à l'animation d'un réseau de partenaires dont l'objectif commun est de favoriser l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.
Concernant les difficultés, nous avons sans cesse à nous remettre en question car les partenariats ne sont jamais gagnés et il faut les tenir sur la durée. Il faut sans cesse faire ses preuves et justifier notre action. Nous sommes toujours sur des ajustements. Il est parfois difficile d'être réellement reconnus comme initiateurs de projets auprès de ses partenaires. Mais nous travaillons quotidiennement dans ce sens, et jusqu'à maintenant, cela a plutôt bien fonctionné.