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OBJECTIF 100 CONTRATS DE QUALIFICATION :
LES PREMIERS RESULTATS

Dans le cadre d'"Objectif 100 000 emplois", plan mis en oeuvre par le gouvernement pour atteindre cet objectif avant fin 2004, l'AFPA, l'AREF, la CAPEB et la Fédération du BTP ont décidé, en Meurthe et Moselle, de mettre en place un plan d'action pour la signature de contrats de qualification (CQ) dans le bâtiment. L'objectif fixé est de 100 CQ signés avant fin novembre 2004. Deux mois avant la fin de l'opération, 60 CQ étaient signés et pourtant les entreprises du bâtiment recherchent toujours du personnel qualifié.
Pour en savoir plus, Objectif Formation a rencontré Patrick Vankeirsblick, Directeur de l'AFPA de Meurthe et Moselle, Philippe Grange, Secrétaire Général de la Fédération Régionale du Bâtiment et Vincent Fournier, Secrétaire Général de l'AREF.


De gauche à droite, Philippe GRANGE, secrétaire général de la Fédération Régionale du Bâtiment, Vincent FOURNIER, secrétaire général de l'AREF.
OBJECTIF FORMATION :
Comment expliquez-vous ce manque d'enthousiasme pour les contrats de qualification dans le bâtiment, nous sommes en dessous de l'objectif fixé ?


Philippe GRANGE :
Dés le début, j'avais dit que cet objectif me paraissait très optimiste et je trouve que le résultat atteint fin septembre est tout à fait correct par rapport aux attentes réelles des entreprises :

Les CQ sont des formules onéreuses pour l'entreprise (les jeunes sont absents 25 % du temps de travail et l'entreprise est seulement exonérée de la partie sécurité sociale des charges patronales).
Si l'entreprise a le choix, comme c'est le cas en Meurthe et Moselle, elle optera plus volontiers pour le contrat d'apprentissage, plus intéressant et très bien perçu compte tenu de la qualité des enseignements.
Les jeunes en contrat d'apprentissage sont souvent plus motivés que les adultes pour lesquels la reprise d'un rythme de vie et de travail après une période de chômage est plus difficile d'où le nombre important de ruptures de CQ (30 %).

Vincent FOURNIER :
La plupart des CQ sont signés sur des métiers où il n'y a pas d'offre de formation en apprentissage, or l'AFPA de Laxou ne propose pas les formations complémentaires à celles du CFA de Pont à Mousson mais les mêmes (maçonnerie, peinture, installation technique). En Meuse, par exemple, l'AFPA développe plus de CQ car il n'y a pas de CFA.
Les entreprises ont aussi le choix de travailler avec d'autres centres de formation (Greta, Education Nationale...).



Patrick VANKEIRSBLICK, directeur de l'AFPA 54
Patrick VANKEIRSBLICK :
Nous avons rencontré des difficultés des deux côtés :
Pour mobiliser des jeunes : l'image des métiers du bâtiment n'est pas toujours positive et les conditions de travail peuvent être perçues et vécues comme difficiles. Néanmoins nous avons mis en place un vivier permanent d'une cinquantaine de jeunes pour lesquels nous avons conçu des remises à niveau et certificats de compétences professionnelles qui permettent aux entreprises d'accueillir des jeunes pré-formés.

Pour mobiliser les entreprises qui se placent en situation d'attente (les 30 % de ruptures de contrat sont autant attribuables au jeune qu'à l'entreprise).


OBJECTIF FORMATION :
Que faire pour redonner confiance aux deux parties ?


Patrick VANKEIRSBLICK :
Dans un premier temps, après analyse, nous avons mis en place avec l'AREF un coaching de tuteur d'entreprise (une semaine de formation) mais ce n'était pas suffisant.
Nous mettons en place une formation de tuteurs plus approfondie et adaptée pour permettre une meilleure compréhension entre les attentes du tuteur et le jeune.



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